ARBRE D’OR
« La vraie histoire de
la Belle au Bois Dormant ? »
Ecosse
Armanel - conteur
Il était une fois une petite princesse, l’un des plus beaux enfants du monde entier qui s’appelait Gold-Tree (Arbre d’or).
Bien que sa mère soit morte, elle a eu une vie très heureuse, car son père l’aimait tendrement, et pensait que rien n’était trop beau pour faire plaisir à sa petite fille. Mais un jour, il s’est remarié, et alors les soucis commencèrent pour la petite princesse.
Car sa nouvelle femme, qui s’appelait, curieusement, Silver-Tree (Arbre-d’Argent), était très soit plus belle qu’elle ne l’était elle-même.
Quand elle a vu sa si jolie belle-fille, elle l’a détestée tout de suite, car elle se demandait se demandait si les gens la trouveraient plus jolie qu’elle. Et parce qu’elle avait peur qu’ils le fassent, elle était très méchante avec la pauvre fille.
Un jour, alors que la princesse Gold-Tree avait grandi, les deux femmes sont allées se promener jusqu’à un petit puits qui se trouvait au milieu des arbres, au milieu dans un vallon profond.
L’eau de ce puits était si claire que tous ceux qui l’examinaient voyait leur visage se refléter à la surface. Et la fière reine aimait venir y jeter un coup d’œil afin de voir sa propre image dans l’eau.
Et comme elle regardait à l’intérieur du puits, elle a vu une petite truite qui nageait tranquillement à la surface.
_ « Troutie, troutie », a dit la reine. « Ne suis pas la plus belle femme du monde ?
— « Non, vous ne l’êtes pas », a répondu la truite en sautant hors de l’eau pour avaler une mouche.
_ « Qui est donc la plus belle ? » a demandé la reine désappointée. car elle s’attendait à une réponse bien différente.
_ « Ta belle-fille, la princesse Arbre-d’Or. » a dit le petit poissons qui, effrayé par le regard noir de la reine jalouse, a plongé au fond du puits.
L’expression de la reine n’était pas agréable à regarder tandis qu’elle jetait un regard furieux à Gold-Tree qui était occupée à cueillir des fleurs.
La reine était si agacée à l’idée que quelqu’un puisse dire que Gold-Tree était plus jolie qu’elle, qu’elle a perdu son sang froid; et quand elle est arrivée au château, elle est montée en courant dans sa chambre, et s’est jeta sur son lit, en déclarant qu’elle se sentait vraiment très mal.
C’est en vain que Arbre-d’Or lui a demandé si elle pouvait faire quelque chose pour elle. La reine ne voulait pas laisser Gold-Tree s’approcher, et elle l’a repoussée comme si elle était maléfique. Gold-Tree était très triste de laisser la reine seule dans la chambre.
Peu après le roi est rentré de la chasse, et a demandé des nouvelles de la Reine. On lui a dit qu’elle avait été prise d’une maladie soudain, qu’elle était couchée sur son lit dans sa propre chambre, et que personne, pas même le médecin de la cour, qui avait été appelé en toute hâte, arrivait à comprendre ce que n’allait pas avec elle.
Le roi, très inquiet, s’est approché de la reine, lui a demandé comment elle se sentait, et s’il y avait quelque chose qu’il pouvait faire pour la soulager.
_ « Oui, il y a une chose que tu pourrais faire, mais je sais très bien, même si c’est la seule chose qui puisse me guérir, tu ne le feras pas ». a répondit durement la reine.
_ « Je ne mérite pas que tu mes parles de cette façon ; car tu sais que je te donnerais tout pour toi, même si c’est la moitié de mon royaume ». A répondu le roi
_ « Alors, donne-moi le cœur de ta fille à manger, car si je ne peux pas l’obtenir, je mourrai, et cela rapidement ».s’est écriée la reine,
Elle parlait si sauvagement et le regardait d’une manière si étrange que le pauvre roi s’est dit qu’elle avait perdu la tête
Il est sorti de la chambre et a fait les cent pas jusqu’à ce qu’il se souvienne que le matin-même, le fils d’un grand roi était arrivé d’un pays bien au-delà de la mer, demandant la main de sa fille en mariage.
_ « Voici un moyen de me tirer d’embarras. Car ce mariage me plaît bien, et je le ferai célébrer tout de suite. Et quand ma fille sera en sécurité hors du pays, j’enverrai un serviteur tuer un bouc, et j’aurai son cœur pour l’envoyer à ma femme. Peut-être la vue de ce cœur la guérira de sa folie ».
Il a donc fait appeler le prince, et lui a raconté que la reine avait attrapé une maladie de cerveau qui lui avait fait prendre en aversion la princesse Gold-Tree et que ce serait une bonne chose si, avec le consentement de la jeune fille, le mariage avoir lieu immédiatement, afin que la reine puisse être laissée seule pour se rétablir de son étrange maladie.
Comme le prince était ravi de gagner sa fiancée si facilement, et Gold-Tree était heureuse d’échapper à la haine de sa belle-mère, le mariage eut lieu immédiatement, puis les nouveaux mariés ont pris la mer pour se rendre dans le pays du Prince.
Ensuite le roi a envoyé un serviteur sur le flanc de la colline pour tuer un bouc. Puis il a donné l’ordre que son cœur soit cuit, et envoyé à l’appartement de la reine sur un plat d’argent. La méchante femme a mangé le cœur du bouc croyant que c’était le cœur de sa belle-fille, puis elle s’est levée de son lit et a fait le tour du château plus vigoureuse que jamais.
J’ai le plaisir de pouvoir vous dire que le mariage précipité de la princesse Gold-Tree s’est avéré être un grand succès. Le prince qu’elle avait épousé était riche, beau et puissant, et il l’aimait tendrement.
Les choses se sont donc déroulées paisiblement pendant un an. La reine Arbre-d’Argent était satisfaite et contente, parce qu’elle croyait que sa belle-fille était morte ; tandis que la princesse Gold-Tree était heureuse dans sa nouvelle demeure.
Mais à la fin de l’année, la reine s’est rendue une fois de plus au puits dans le petit vallon, afin de voir son visage se refléter dans l’Eau.
La même petite truite nageait comme l’année précédente. Et la méchante reine lui a adressé la parole
_ « Troutie, troutie, Ne suis-je pas la plus belle femme du monde ? ».
_ « Par ma foi, tu ne l’es pas», a répondu la truite.
_ « Qui est donc la plus belle femme ? » a demandé la reine en pâlissant à l’idée qu’elle avait encore une autre rivale.
_ «La belle-fille de Votre Majesté, la princesse Gold-Tree, bien sûr, » a répondu la truite.
La reine a rejeté la tête en arrière avec un soupir de soulagement.
— « Eh bien, en tout cas, On ne peut pas l’admirer maintenant, car il y a un an qu’elle est morte. J’ai mangé son cœur pour mon souper ».
_ « En êtes-vous sûre, Votre Majesté ? » a demandé la truite avec un clin d’œil. « Je crois qu’il y a un an elle a épousé le jeune prince qui est venu de l’étranger chercher sa main.
Quand la reine a entendu ces paroles, elle est devenue toute rouge de colère, car elle avait compris que son mari l’avait trompée. Elle s’est relevée et est retournée directement au palais. Et, cachant sa colère de son mieux, elle a demandé au roi de faire préparer un Drakkar, car elle désirait aller rendre visite à sa chère belle-fille qu’elle n’avait vue depuis trop longtemps.
Le roi était surpris de sa demande, mais il n’était que trop heureux qu’elle ait surmonté sa haine envers sa fille Et il donna l’ordre de préparer immédiatement le Drakkar.
Le Drakkar filait à toute vitesse sur l’eau, sa proue tournée dans la direction de la terre où vivait la princesse, dirigé par la reine elle-même ; car elle savait quelle route le bateau devait prendre, et elle était si pressée d’être à la fin de son voyage qu’elle ne permettait à personne d’autre de prendre le barre.
Ce jour-là, la princesse Arbre-d'Or était seule car son mari était parti à la chasse. En regardant par l'une des fenêtres du château, elle a reconnu le navire de son père qui s'approchait de l'embarcadère et devinait très bien qui il transportait. Elle était presque morte de peur à cette pensée, car elle savait que ce n'était pas sans raison que la reine Arbre-d'Argent avait pris la peine de venir lui rendre visite, et elle aurait donné tout ce qu'elle possédait pour que son mari soit à la maison. Dans sa détresse, elle s’est précipitée dans la salle des domestiques.
_ « Oh, que dois-je faire, que dois-je faire ? Car je vois le Drakkar de mon père traverser la mer, et je sais que ma belle-mère est à bord. Et à la moindre occasion, elle me tuera, car elle me déteste plus que tout au monde. »
Les serviteurs qui adoraient leur jeune maîtresse, car elle était toujours gentille et attentionnée envers eux, se sont rassemblés autour d'elle, pour la protéger de tout le mal qui la menaçait quand ils ont vu à quel point elle était effrayée.
_ « N'ayez pas peur, Votre Altesse, nous vous défendrons au péril de notre vie s'il le faut. Mais si votre belle-mère a l’intention de jeter un sort maléfique sur vous, nous vous cacherons dans la grande chambre à meneaux, alors elle ne pourra pas s'approcher de vous. »
La Chambre à meneaux était une chambre forte qui se trouvait dans une partie cachée du château, et sa porte était si épaisse que personne ne pouvait la forcer. La princesse Arbre-d'Or savait qu’une fois à l'intérieur de la pièce, avec sa solide porte de chêne entre elle et sa belle-mère, elle serait parfaitement à l'abri de tout mal que cette méchante femme pourrait imaginer.
Elle a donc écouté ses fidèles serviteurs et leur a permis de l'enfermer dans la Chambre à meneaux.
Lorsque la reine Silver-Tree est arrivée à la grande porte du château et ordonné au laquais de la conduire à sa royale maîtresse, il lui a dit, en s'inclinant profondément, que c'était impossible, car la princesse Arbre-d'Or était enfermée dans la chambre forte du château et ne pouvait pas sortir, car personne ne savait où se trouvait la clé.
(Ce qui était tout à fait vrai, car le vieux majordome l'avait attachée au cou du chien de berger préféré du prince et l'avait envoyé dans les montagnes chercher son maître.)
_ "Conduis-moi à la porte de l'appartement. Au moins, je pourrai parler à ma chère fille par ce moyen." a ordonné la reine.
Et le laquais, qui ne voyait pas quel mal cela pouvait faire, a obéi.
_ "Si la clef est réellement perdue et que tu ne peux pas sortir pour m'accueillir, cher Arbre-d'Or, passe au moins ton petit doigt dans le trou de la serrure pour que je puisse l'embrasser." a dit la méchante reine
la princesse Arbre-d'Or, n'imaginait pas qu'un malheur pouvait lui arriver par une action aussi simple. Mais au lieu d'embrasser le petit doigt, sa belle-mère l’a transpercé avec une aiguille empoisonnée, et le poison était si mortel qu'avant qu'elle ait pu pousser un seul cri, la pauvre princesse est tombée comme morte sur le sol.
Un sourire de satisfaction s’est dessiné sur le visage de la reine Silver-Tree. quand elle a entendu la chute,
_ « Maintenant, je peux dire que je suis la plus belle femme du monde »
Puis elle est retournée vers le laquais qui l'attendait au bout du couloir, et lui a dit qu'elle avait dit tout ce qu'elle avait à dire à sa fille, et qu'elle devait maintenant rentrer chez elle.
L'e laquais l'a accompagnée jusqu'au bateau avec toute la cérémonie requise, et elle est partie pour son pays. Personne au château ne savait qu'un malheur était arrivé à leur chère maîtresse jusqu'à ce que le prince revienne de la chasse avec la clé de la chambre à meneaux qu'il avait décrochée du cou de son chien de berger.
Il a bien ri en entendant l'histoire de la visite de la reine Silver-Tree, et a dit aux domestiques qu'ils avaient bien fait ; puis il a courut à l'étage pour ouvrir la porte et libérer sa femme.
Mais quelle ne furent pas son horreur et sa consternation de la trouver morte à ses pieds sur le sol.
Il était hors de lui de rage et de chagrin. Mais les poisons mortels comme celui qu'avait employé la méchante reine Silver-Tree empêchait les corps de se décomposer, il a fait déposer Arbre-d'Or sur un lit de soie dans la chambre à meneaux, afin de pouvoir aller la voir quand il le voudrait.
Il était si terriblement seul, cependant, qu'il se remaria, et sa seconde femme était tout aussi douce et aussi bonne que la princesse Arbre-d'Or. Cette nouvelle femme était très heureuse, il n'y avait qu'une petite chose qui lui causait du trouble, et elle était trop raisonnable pour se laisser rendre malheureuse par cela.
La petite chose qui lui causait du trouble c’est qu’il y avait une pièce dans le château, une pièce qui se trouvait au bout d'un couloir à part, dans laquelle elle ne pouvait jamais entrer, car son mari avait toujours la clef sur lui. Et comme quand elle lui demandait la raison de cela, il lui donnait toujours une excuse quelconque, elle avait décidé de ne plus lui poser de questions à ce sujet.
Mais un jour, le prince a laissé la porte ouverte, et comme il n’avait jamais interdit à sa femme d’entrer, elle est entrée et a vu la princesse Arbre-d'Or couchée sur le lit de soie, comme si elle dormait.
_ "Est-elle morte ou dort-elle seulement ?" se demanda-t-elle.
Et elle s'est approchée du lit et a regardé attentivement la princesse. Et en caressant son petit doigt, elle a découvert une aiguille d'une forme curieuse enfoncée dans l’auriculaire.
_ "Il y a eu une mauvaise action ici. Si cette aiguille n'est pas empoisonnée, alors je ne sais rien de la médecine." Et, étant experte en médecine, elle a retiré l’aiguille avec précaution.
En un instant, la princesse Arbre d'Or a ouvert les yeux et s'est assise sur le bord du lit. Elle se sentait suffisamment bien pour raconter toute l'histoire à l'autre princesse.
Si sa belle-mère avait été jalouse, l'autre princesse ne l'était pas du tout. En effet, lorsqu'elle a appris tout ce qui s'était passé, a elle frappé dans ses mains en s'écriant :
_ « Oh, comme le prince sera heureux ; car bien qu'il se soit remarié, je sais que c'est toi qu'il aime le plus. »
Cette nuit-là, le prince est rentré de la chasse fatigué et triste, car ce que sa seconde femme avait dit était tout à fait vrai : Bien qu'il l'aimait beaucoup, il pleurait toujours dans son cœur son premier amour, la princesse Arbre d'Or.
_ « Comme tu es triste ! » s'est écrié sa femme en allant à sa rencontre. « N'y a-t-il rien que je puisse faire pour te faire sourire ? »
_ « Rien », a répondu le prince d'un ton las, posant son arc, car il avait trop mal au cœur pour faire semblant d'être gai.
_ « A moins que je te rende Arbre d'Or, a dit sa femme d'un ton malicieux. Et je peux le faire. Tu la trouveras vivante et en bonne santé dans la Chambre à meneaux ». »
Sans un mot, le prince est monté en courant et, en effet, sa chère Arbre d'Or était là, assise sur le lit, prête à l'accueillir.
Il était si heureux de la voir qu'il lui jeta les bras autour du cou et l'embrassa à plusieurs reprises, oubliant complètement sa pauvre seconde femme qui l'avait suivi en haut et qui maintenant regardait la rencontre qu'elle avait provoquée.
Elle ne semblait pas se plaindre cependant.
_ « J'ai toujours su que ton cœur languissait après la princesse Gold-Tree. Et il est tout à fait juste qu'il en soit ainsi. Car elle était ton premier amour, et, puisqu'elle est revenue à la vie, je vais retourner chez les miens. »
_ « Non, tu ne le feras pas, a répondu le prince, car c'est toi qui m'as apporté cette joie. Tu resteras avec nous et nous vivrons heureux tous les trois ensemble. Et Arbre-d'Or et toi deviendrez de grandes amies. »
Et la princesse Arbre-d'Or et l'autre princesse sont devenues comme des sœurs et s'aimaient comme si elles avaient été élevées ensemble toute leur vie.
Une année de plus s’est écoulée, et un soir, dans le vieux pays, la reine Silver-Tree est allée comme elle l'avait déjà fait, regarder son visage dans l'eau du petit puits du vallon.
Et, comme cela était arrivé deux fois auparavant, la truite était là.
_ « Truite, truite, ne suis-je pas la plus belle femme du monde ? »
_ « Par ma foi, tu ne l'es pas », a répondu la truite, comme elle l'avait déjà fait les deux fois précédentes.
_ « Et qui est la plus belle femme à présent, selon toi ? » a demandé la reine, la voix tremblante de colère et de dépit.
_ « Je t'ai donné son nom il y a deux ans, a répondu la truite. La princesse Gold-Tree, bien entendu. »
_ « Mais elle est morte. J'en suis sûre cette fois, car il y a juste un an que je lui ai piqué le petit doigt avec une aiguille empoisonnée et que je l'ai entendue tomber morte sur le sol. »
_ « Je n'en suis pas si sûre », a répondu la truite, et sans dire un mot de plus, elle plongea droit au fond du puits.
Après avoir entendu ces paroles mystérieuses, la reine ne put se reposer. Puis elle a demandé à son mari de faire préparer une fois de plus le Drakkar, afin qu'elle puisse aller voir sa belle-fille.
Le roi a donné l'ordre avec joie ; et tout s’est passé comme la première fois.
La méchante reine a dirigé le Drakkar de ses propres mains, et quand il s'approcha de la terre, il a été reconnu par la princesse Arbre-d'Or.
Le prince était parti à la chasse, et la princesse a couru, toute terrifiée, vers son amie, l'Autre Princesse, qui était en haut dans sa chambre.
_ « Oh, que dois-je faire, que dois-je faire ? Car je vois venir le Drakkar de mon père, et je sais que ma cruelle belle-mère est à bord, et elle va essayer de me tuer, comme elle a essayé de me tuer auparavant. Oh ! allons, fuyons vers les collines. »
— Pas du tout, a répondu l’Autre Princesse en jetant ses bras autour d’Arbre d’Or. Je n’ai pas peur de ta belle-mère. Viens avec moi et nous irons au bord de la mer pour la saluer.
Elles sont donc descendues toutes les deux au bord de l'eau, et quand la reine Arbre-d'Argent a vu sa belle-fille arriver, elle a fait semblant d'être très contente. Elle a sauté du Drakkar et a couru à sa rencontre en lui tendant une coupe d'argent pleine de vin pour qu'elle la boive.
_ "C'est un vin rare de l'Orient, et par conséquent très précieux. J'ai apporté une fiole avec moi, afin que nous puissions boire toutes les deux une coupe d'amour."
La princesse Arbre-d'Or, qui était toujours douce et courtoise, aurait tendu la main pour prendre la coupe, si l'autre princesse ne s'était interposée entre elle et sa belle-mère.
_ "Non, madame", dit-elle gravement, regardant la reine droit dans les yeux, "c'est la coutume dans notre pays que celui qui offre une coupe d'amour boive en premier.
_ « Je vais suivre votre coutume », a répondu la reine, et elle a levé le gobelet à sa bouche. Mais l’Autre Princesse, qui guettait de près, avait remarqué qu’elle ne permettait pas au vin de touche ses lèvres. Alors elle s’est avancée et, comme par accident, a frappé le bas du gobelet avec son épaule. Une partie de son contenu a volé au visage de la reine, et avant qu’elle n’ait pu fermer la bouche, a coulé dans sa gorge.
Ainsi, à cause de sa méchanceté, elle a été prise à son propre piège. Car elle avait rendu le vin si vénéneux qu’avant elle l’ait avalé, elle est tomée morte aux pieds des deux princesses.
Personne n’avait pitié d’elle, car elle méritait vraiment son sort. On l’enterra précipitamment dans un terrain isolé, et bientôt tout le monde avait tout oublié d’elle.
Quant à la princesse Arbre-d’Or, elle a vécu une vie heureuse et paisible avec elle son mari et son amie pour le reste de sa vie.